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Ce que les océans nous offrent !

Les océans nourrissent le monde… Thon, maquereau, anchois, sardine, hareng, cabillaud… 20 % des protéines que nous consommons viennent des océans. Pour beaucoup de populations côtières, elles constituent l’essentiel de l’alimentation. Mais la demande ne cesse d’augmenter et, malgré le développement de l’aquaculture, bientôt l’océan ne pourra plus nous nourrir.

Une pharmacie sous la mer : Près de 70 % des médicaments sont à base de molécules issues de bactéries, de plantes ou d’animaux. Les organismes marins fournissent à eux seuls 5 000 de ces molécules. La chimio-diversité marine est encore sousestimée : seulement 1 % des espèces connues ont été étudiées dans ce but. Et pourtant, les utilisations sont déjà multiples contre le sida, la leucémie, la dengue…

De nouvelles pistes pour la biotechnologie : Dans les recoins inhospitaliers des océans, comme les sources hydrothermales de l’Atlantique ou les eaux glacées de l’Antarctique, la vie se développe quand même. Comment ? Découvrir ces mystères serait la clé de nouvelles inventions.

Des défenses naturelles : La nature nous protège. Les récifs coralliens et les mangroves, par exemple, atténuent les attaques de l’océan, ralentissent la vitesse et la puissance des vagues, calment la force du vent et protègent de l’érosion les terres habitées et fertiles.

Rêver, peindre, écrire et savoir : L’homme est fasciné par les habitants du monde marin. De plus en plus de « terriens curieux » partent à la découverte de leur beauté. Nombre de prix Nobel de physiologie et de médecine ont été obtenus à partir de travaux sur des espèces marines. De nombreux chercheurs, peintres et écrivains y trouvent l’inspiration.

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Et nous, qu’offrons nous aux océans ?

La mer, une poubelle ? La pollution finit toujours en mer. Les sacs plastiques, déchets divers, s’échouent sur les plages, dérivent au gré des courants ou finissent dans les estomacs d’animaux marins. À ces polluants bien visibles s’ajoutent d’autres substances plus discrètes mais tout aussi dangereuses. Un habitat qui souffre de la présence de l’homme La présence croissante de l’homme sur le littoral entraîne une destruction des habitats côtiers tels que les mangroves ou les récifs coralliens qui ont beaucoup régressé. Les chaluts et les dragues tuent de nombreux organismes non ciblés par la pêche et modifient durablement l’habitat des survivants.

Où sont passés les poissons ? Les ressources de l’océan ne sont pas inépuisables. Les prélèvements par pêche, dépassent parfois les capacités de renouvellement des populations exploitées : 19 % des stocks sont déjà surexploités et 52 % sont au maximum de leur exploitation.

La biodiversité voyage. Avec le développement des échanges commerciaux, les espèces marines voyagent. Parasites d’espèces importées pour le commerce, ou passagers clandestins sur les coques ou dans les ballasts des bateaux, de nombreuses espèces sont introduites dans des eaux qui ne sont pas censées les abriter.

Attention, ça chauffe ! Notre planète se réchauffe. Cela pourrait être pire sans les océans, qui jouent un rôle capital dans la régulation du climat. Malgré tout, les conséquences sont lourdes : fonte de la banquise, acidification des océans, montéedu niveau de la mer. Le changement climatique entraîne une réorganisation de toute la biodiversité marine.

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Que faire pour la biodiversité marine ?

Les menaces qui pèsent sur la biodiversité marine sont nombreuses mais la situation n’est pas irréversible. Certaines mesures ont déjà été prises, il faut sans doute les conforter ou les développer.

Réduire les inégalités Nord-Sud : C’est sans doute le plus grand défi. Les pays industrialisés sont en grande partie responsables de l’érosion de la biodiversité en général. Pourtant, ce ne sont pas eux qui en souffrent le plus.

Mobiliser les volontés politiques : Scientifiques et décideurs politiques doivent remporter ensemble ce défi et mobiliser les énergies de tous.

Pêcher de façon durable : Prendre en compte l’ensemble de l’écosystème dans la gestion de la ressource, pour une exploitation durable des stocks.

Créer des aires marines protégées : Protéger les espèces, les écosystèmes et surtout les aires de reproduction. Elles occupent seulement 1 % de la surface des océans. C’est trop peu, il faut en créer plus.

Protéger les espèces menacées : Renforcer les mesures de protection prises par les pays.

Prendre en compte le prix des océans : Attribuer des valeurs à tous les profits que nous tirons de la mer.

Lutter contre les espèces envahissantes : Agir en amont, en empêchant leur implantation.

Informer et sensibiliser : La notion de biodiversité est récente, il faut l’expliquer et continuer à développer des programmes d’information à destination de tous les publics.